Du Bitcoin à la Blockchain!
Du Bitcoin à la Blockchain, une technologie disruptive!

Satoshi Nakamoto et le Bitcoin

Il est devenu de plus en plus clair que la création de Satoshi Nakamoto, premier théoricien du système Bitcoin tel qu’il est aujourd’hui, possède le potentiel de bouleverser la quasi-totalité du commerce tel que nous le connaissons. Et pour des raisons inconnues, une grande partie des inconditionnels du Bitcoin ne s’en est toujours pas rendue compte.

Par certains aspects, Satoshi a proposé une solution concrète à un problème informatique assez ancien connu sous le nom de “Paradoxe des Généraux Byzantins”. Le défi consiste à envoyer de l’information à un autre “individu” que l’on n’a pas préalablement rencontré sans passer par un tiers de confiance, tiers qui s’assure habituellement que l’information n’est pas altérée. Concrètement si on applique cette idée à la monnaie, un tiers de confiance -disons Paypal- s’assure que l’argent envoyé n’est pas par exemple encaissé deux fois: c’est ce tiers que le Paradoxe cherche à supprimer. Dans le monde “physique”, le problème est simplement résolu par l’emploi de monnaie, pièces ou billets, assez difficiles à contrefaire; mais la contrefaçon digitale est beaucoup plus aisée. La solution numérique proposée par Satoshi à ce problème s’appelle la Blockchain.

Il s’agit en fait d’un registre, qui contient toutes les transactions effectuées sur le réseau monétaire (ici Bitcoin). Ce registre est mis à jour et détenu simultanément par tous, ce qui fait que nul ne le contrôle. Il faut imaginer un immense tableur interactif auquel chacun à accès, et réalise constamment des mises à jour pour confirmer que chaque crédit enregistré est unique. C’est sur cette base que les programmeurs travaillent en ce moment pour développer des utilisations qui vont bien au-delà du simple Bitcoin. Des utilisations que les pionniers du Bitcoin n’avaient pas anticipées.

Une innovation aux multiples applications

Pour la première fois, deux individus peuvent échanger un titre de propriété digital, sans s’être même jamais parlé ou rencontré, de façon sécurisée et par internet” explique Jeff Garzik, un des pionniers du développement du Bitcoin, aujourd’hui salarié chez Bitpay. “A l’époque, lorsqu’en informatique fondamentale on parlait de calcul distribué (NdlR: champ de recherche de la science informatique qui concerne la répartition d’un calcul sur plusieurs microprocesseurs) personne ne savait vraiment comment les ordinateurs devraient communiquer entre eux, ni comment les maintenir parfaitement coordonnés. C’était des considérations très théoriques. Mais Satoshi et la Blockchain ont véritablement résolu ce problème d’une façon élégante et inattendue. Je pense que la recherche informatique est d’ailleurs un peu dépassée pour l’instant par cette avancée pratique.

Cette avancée disruptive venue du Web pourrait bien avoir un impact sur la totalité des échanges commerciaux en ligne, devenus décentralisés et dégagés de toute autorité de contrôle. En voici trois exemples.

Proof of Existence, est un exemple immédiat et parlant d’une telle application; le site créé par un Argentin de 25 ans permet de fournir une preuve de possession d’un document sans jamais divulguer le contenu ni aucune informations personnelles.

Namecoin en est un autre exemple. Actuellement, l’ICANN -Internet Corporation for Assigned Names and Numbers- est l’ONG qui gère les principaux noms de domaines mondiaux, comme par exemple .com. Namecoin a décidé de prendre en charge les noms de domaines en .bit en se reposant sur la Blockchain; c’est-à-dire qu’en réalité Namecoin ne gère rien d’autre que l’accès au système décentralisé, et que tous les noms de domaines sont en réalité contrôlés par les utilisateurs.

Naturellement, l’impact le plus immédiat est attendu sur les transferts de paiement, et les entreprises comme Western Union. Gil Luria, directeur exécutif de Wedbush Securities en charge des technologies financières a expliqué aux auteurs en quoi la Blockchain représente une vraie menace pour ces entreprises: “C’est un modèle de développement beaucoup plus compétitif. Au lieu de payer 10% de frais à la Western Union, vous arriverez à des taux de 2%, 3%, sans doute moins!”. La technologie actuellement utilisée est en effet susceptible d’être taxée lors du franchissement de frontière, contrainte par des normes, etc. Ce dont ne souffrirait pas un réseau décentralisé…

Ces trois exemples permettent de voir à chaque fois le processus de décentralisation et l’autonomisation des échanges commerciaux par la Blockchain, bien au-delà des applications Bitcoin; nous vous en signaleront d’autres au fil des articles de ce blog.

Traduction et adaptation de cet article rédigé par Rob Wile et Paul Baran pour Business Insider.

MAJ: Un nouvel exemple: l’application de la Blockchain aux titres fonciers par le Honduras, ou à la lutte contre les faux diplômes.

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