Une distinction importante

Au cours de l’année, le concept de « Blockchain privée » a fait son chemin dans les cercles de discussion de la technologie Blockchain. Cette variante de l’innovation Blockchain intéresse un grand nombres d’acteurs institutionnels et retient l’attention des start-ups.

En effet, si beaucoup d’institutions, financières ou non, sont intéressées par le potentiel de la technologie révolutionnaire, certaines redoutent le caractère « tout public » nécessaire à la décentralisation et la validation des données contenues dans le registre.

Avec le concept de Blockchain privée, il devient possible de créer un système pour lequel les permissions d’accès, de lecture et de vérification du registre de la Blockchain sont contrôlées de manière plus stricte, tout en conservant la plupart des avantages de la technologie comme la garantie d’authenticité, ou la décentralisation.

nous allons vous présenter succintement les trois grandes « catégories » actuelles de Blockchain.

La Blockchain historique

La Blockchain « historique » est la Blockchain publique. C’est-à-dire une Blockchain que n’importe qui dans le monde peut lire; chacun peut lui envoyer des transactions et s’attendre à ce qu’elles soient incluses dans le registre, du moins tant que ces transactions respectent les règles de cette Blockchain. C’est le cas du Bitcoin par exemple, pour lequel chacun a libre accès au registre. Chacun participe également librement au processus d’approbation, celui qui permet de décider quel bloc sera ajouté à la chaine, et qui définit l’état actuel du système.

En tant que substitut aux réseaux centralisés, les Blockchains publiques sont sécurisées par la cryptoéconomie, c’est-à-dire la combinaison d’incitations économiques et de mécanismes de vérification cryptographiques. Autrement dit, chacun est incité à participer à la vérification des transactions par des avantages économiques, comme pour le Bbitcoin. Nous vous invitons à vous reporter à nos articles explicatifs sur la Blockchain publique pour plus de détails.

La Blockchain sous contrôle

On rencontre également des Blockchains « de consortium », dans laquelle le processus d’approbation est contrôlé par un nombre restreint et choisi de nœuds. Par exemple, une quinzaine d’institutions financières pourraient se mettre d’accord et organiser une blockchain dans laquelle un bloc devrait être approuvé par au moins 10 d’entre elles pour être valide. Double modification donc au système originel, puisque non seulement les participants au processus d’approbation sont limités et sélectionnés, mais qu’en plus ce n’est plus la règle de la majorité qui s’impose.

Le droit de lire la Blockchain,, c’est-à-dire l’accès au registre, peut alors être public, réservé aux participants, ou bien hybride.

Les Blockchains privées

Dans Blockchains privées, le processus d’approbation est limité à un unique acteur, bien que les autorisations de lecture par exemple puissent être publiques.

Les Blockchains privées ou de consortium ont plusieurs avantages, attractifs pour les institutions financières, qui peuvent expliquer l’intérêt qu’elles leur portent depuis peu : gouvernance simplifiée, acteurs connus, coûts réduits, rapidité, confidentialité. Le tout sans la perte de contrôle qu’impliquait la version publique issue du Bitcoin; une évolution à surveiller qui sera sans doute au coeur du futur de la Blockchain!

Traduction et adaptation de l’article suivant: http://www.coindesk.com/vitalik-buterin-on-public-and-private-blockchains/

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