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Pourquoi les ICO préfigurent la naissance d’un nouveau web

Initial Coin Offering

Dans un article d’opinion publié dans La Tribune, Clément Jeanneau, cofondateur de Blockchain France et d’ICO Mentor, analyse le phénomène des Initial Coin Offering (ICO). Extraits ci-dessous :

« A mi-chemin entre les IPO (introduction en bourse) et le crowdfunding (financement participatif), une ICO consiste en une levée de fonds auprès d’une multitude d’internautes disposant de cryptomonnaies, via l’émission de « tokens » – des actifs numériques qui représentent, non pas des actions, mais un droit, par exemple d’usage d’un service. [En savoir plus : Qu’est-ce qu’une ICO ?]

(…) Considérer les ICO sous le seul prisme financier – est-ce une bulle, si oui quand va-t-elle éclater… – serait une erreur. Evacuons d’emblée la question à 1.000 (milliers de) dollars : oui, il y a sans doute bulle. Certains montants levés sont irrationnels et déconnectés des réalités, en premier lieu des besoins des équipes en question.

Mais l’essentiel n’est pas là. Les ICO, aussi déraisonnées soient-elles actuellement, préfigurent à plus long terme la naissance d’un nouveau web. En son cœur, un concept radicalement différent des logiques actuelles : non pas tant la blockchain, qui en est « simplement » l’outil technique, mais la décentralisation, qui exige de revoir notre façon de penser.

En effet, dans ce web décentralisé – que certains appellent « token economy » puisque ses ramifications peuvent aller au-delà du monde numérique et toucher des entreprises traditionnelles (capables d’émettre leurs propres tokens) -, les règles de l’économie numérique classique se trouvent bouleversées.

Lever des fonds demandait jusqu’ici à une startup de convaincre des VC ? C’est désormais la multitude d’internautes, partout dans le monde, qui peut (tenter de) s’improviser investisseurs, concurrençant directement le travail des VC, et rendant l’accès au capital bien plus égalitaire.

La croissance des plateformes reposait jusqu’ici sur l’effet de réseau (selon lequel la valeur d’un service augmente plus que proportionnellement à chaque nouvel utilisateur) ? Les ICO renversent ce paradigme, en offrant aux internautes une incitation forte à rejoindre un réseau le plus tôt possible.

Les GAFA captent la majorité de la valeur du web, là où les chercheurs à l’origine des protocoles sous-jacents (tel qu’Http) n’en ont tiré que peu de gains financiers directs ? Là encore les ICO bousculent la donne, en permettant aux créateurs d’un protocole de le monétiser directement, et d’en tirer d’autant plus de bénéfices que d’autres construisent des business par-dessus.

Le concept même de startups perd de son sens, puisqu’il ne s’agit plus de capter la valeur via une entité centralisée qui chercherait à « scaler » (passer à l’échelle), mais de gérer cette valeur au sein d’un réseau distribué, constitué par les détenteurs des tokens (acquis lors des ICO). Vu sous cet angle, le problème actuel ne réside pas tant dans les montants démentiels levés en ICO, mais dans le fait que cet argent est levé par des entités centralisées (les outils de gouvernance décentralisée étant encore à construire)…

Une période d’ébullition intéressante à deux égards

Tout ceci peut paraître obscur, et il est tentant de balayer ces idées d’un revers de la main en décrétant qu’elles sont trop complexes ou farfelues pour s’imposer massivement. Ce serait cependant tomber dans le même écueil que les entreprises traditionnelles vis-à-vis de l’émergence du Web dans les années 1990 et 2000 : condescendance, trop grande assurance, aveuglement. A cet égard, il y a une certaine ironie à voir certains acteurs du milieu tech minimiser eux-mêmes l’importance des ICO et de la blockchain, qui ne serait selon eux avant tout qu’un buzzword…

Ce nouveau Web est encore naissant, et forcément bancal. Il ne serait pas surprenant qu’une correction des montants levés se produise (très) bientôt. On peut même l’espérer, pour permettre un développement moins effréné et plus sain.

Il n’empêche : ces périodes d’ébullition, où personne ne sait comment les choses vont évoluer, sont à bien des égards les plus intéressantes. D’abord parce que l’histoire du Web montre que c’est durant ces premiers temps que beaucoup de choses se jouent (souvenons-nous qu’Amazon a été créé dès 1994, et Google en 1998) – en témoigne aujourd’hui l’accès très verrouillé au club des géants de la tech. Mais aussi parce que chacun peut encore prendre en marche le train, qui vient tout juste de s’élancer…»

–> Lire l’article en intégralité dans La Tribune

–> Pour approfondir le sujet, découvrez le portail ICO Mentor

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Blockchain et Droit: Code is deeply Law

Simon de Charentenay

Le droit parviendra-t-il à réglementer la blockchain ? Pourquoi les juristes devraient-ils s’intéresser à cette technologie ? En quoi, alors que la blockchain semble être un outil technique avant tout, peut-on parler d’un processus éminemment politique ?

Pour aborder ces sujets passionnants et encore trop peu traités aujourd’hui, Blockchain France ouvre ses colonnes à Simon de Charentenay, fondateur d’Openflow, maître de conférences en théorie du droit, avocat (omis) du barreau de Montpellier, pour un article d’opinion, construit en trois actes…:

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Blockchain, logistique et supply chain : panorama des possibilités

supply-chain-logistique-blockchain

Agroalimentaire, commerce international, luxe, vins, industrie pharmaceutique, immobilier et bâtiment, aéronautique, automobile…Les secteurs dans lesquels la blockchain peut améliorer la logistique et supply chain sont très nombreux. Nous vous en proposons un tour d’horizon, composé d’extraits de l’étude complète réalisée par Blockchain Partner (accessible ici Supply chain, traçabilité & blockchain) :

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Qu’est-ce qu’une ICO (Initial Coin Offering) ?

Initial Coin Offering (ICO) définition et explication

Définition 

Une ICO (Initial Coin Offering) est une méthode de levée de fonds, fonctionnant via l’émission d’actifs numériques échangeables contre des cryptomonnaies durant la phase de démarrage d’un projet (définition de ICO Mentor).

Ces actifs numériques sont appelés tokens (jetons, en français). C’est pourquoi les ICO sont également appelées « token sales » (lire également : ‘Comprendre les tokens’).

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Création de Blockchain Partner

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Après 2 ans au cœur de l’écosystème blockchain, nous sommes heureux d’annoncer notre fusion avec la start-up Labo Blockchain, spécialisée dans le développement technique d’applications blockchain, pour créer Blockchain Partner.

La nouvelle entité devient le leader français de l’accompagnement de projets blockchain.

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Big Block Theory : les pitchs des chercheurs en vidéo

Début avril, nous organisions l’événement The Big Block Theory, la première conférence en France dédiée à la recherche académique sur les technologies blockchain.

Lors de cette conférence neuf chercheurs se sont prêtés à l’exercice du pitch et ont présenté en 10 minutes leurs travaux de recherche en lien avec la blockchain. Un exercice de « vulgarisation » accompli avec succès par les neuf speakers de la conférence.

 Retrouvez ici les vidéos des pitchs des chercheurs (+ pitch de Sajida Zouarhi)

▶ Téléchargez le livret de la conférence

Blockchain et tourisme : tour d’horizon des possibilités

Et si les technologies blockchain pouvaient transformer l’industrie du tourisme ? Alors que ces technologies ont été jusqu’ici avant tout testées en finance, en logistique ou encore dans le secteur de l’énergie, certains acteurs du monde du tourisme estiment qu’ils pourraient eux aussi en bénéficier.

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The Big Block Theory – 3 avril 2017

Lundi 3 avril 2017, Blockchain France organisait la première édition de The Big Block Theory, la première conférence dédiée à la recherche académique sur la blockchain. Cet événement a réuni, sous le haut patronage du Secrétariat d’Etat au Numérique et en partenariat avec RCI Bank and Services, plus de 150 participants issus de tous les horizons.

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Blockchain : avançons avec lucidité

tribune-blockchain-analyse-point-de-vue-ethereum-expérimenter

Analyse initialement publiée dans La Tribune

L’avertissement récent d’un développeur clé de la blockchain d’Ethereum rappelle que cette technologie en reste à ses débuts. Pour les entreprises, tester la blockchain est une nécessité, à condition de choisir les bonnes modalités.