0

Blockchain, logistique et supply chain : panorama des possibilités

supply-chain-logistique-blockchain

Agroalimentaire, commerce international, luxe, vins, industrie pharmaceutique, immobilier et bâtiment, aéronautique, automobile…Les secteurs dans lesquels la blockchain peut améliorer la logistique et supply chain sont très nombreux. Nous vous en proposons un tour d’horizon, composé d’extraits de l’étude complète réalisée par Blockchain Partner (accessible ici Supply chain, traçabilité & blockchain) :

Blockchain et tourisme : tour d’horizon des possibilités

Et si les technologies blockchain pouvaient transformer l’industrie du tourisme ? Alors que ces technologies ont été jusqu’ici avant tout testées en finance, en logistique ou encore dans le secteur de l’énergie, certains acteurs du monde du tourisme estiment qu’ils pourraient eux aussi en bénéficier.

2

La blockchain sauvera-t-elle l’industrie musicale ?

De nombreuses perspectives s’ouvrent pour le secteur

 « L’industrie musicale est un secteur qui a tendance à rater les innovations les unes après les autres ; la blockchain lui offre une occasion de se rattraper en la matière » : le constat, qu’on jugera cruel ou optimiste selon le point de vue, est posé par Cédric Claquin, co-fondateur de la coopérative 1D Lab destinée aux créateurs indépendants.

Quels impacts de la blockchain sur les banques ?

Certains pronostics avancent que la blockchain pourrait entraîner la fin des banques telles que nous les connaissons. La blockchain serait en effet de nature à rendre caduques, en théorie, toutes les activités fondées sur l’existence d’un tiers de confiance, ce qui concerne un certain nombre de services financiers. Qu’en est-il réellement ?

0

Blockchain et Crowdfunding : la réalité derrière les promesses

Le 28 mai 2016 un projet nommé « The DAO », développé en open-source par une communauté de passionnés, a terminé sa levée de fonds dans un étonnant silence médiatique. C’est pourtant la plus grosse levée de fonds participative de l’histoire : en 1 mois, 12 millions d’ethers ont été levés grâce aux souscriptions anonymes de près de 10.000 contributeurs.

2

Arcade City, le Uber-killer de la blockchain ?

Un service de covoiturage décentralisé

Arcade City est une plateforme ouverte où conducteurs et passagers peuvent être mis en relation directement, sans intermédiaire. L’idée est de contrer la centralisation des prix fixés par Uber et les 20% de commissions prélevées sur chaque trajet. Un mois après le lancement d’Arcade City mi-février, plus de 1000 trajets ont été effectués dans une centaine de villes aux Etats-Unis (dans 27 Etats différents), ainsi qu’en Australie.

7

Qu’est-ce qu’Ethereum ?

Comprendre Ethereum

Ethereum est considérée comme la blockchain la plus prometteuse en dehors de Bitcoin. Ses créateurs en parle comme du « premier véritable ordinateur global», qui permet de construire sur sa plateforme des applications décentralisées.

http://dukelong.com/wp-content/uploads/2015/05/Ethereumpic1.png

Stephan Tual, ancien porte-parole de la plateforme et fondateur de la startup Slock.it, définissait ainsi le rôle d’Ethereum dans une interview au Temps en 2014 : « Ethereum vise à bâtir un Web où les intermédiaires entre les clients et les services qu’ils recherchent n’existent plus. Si je veux, par exemple, conclure un contrat numérique avec vous, pourquoi est-ce que j’aurais besoin d’un avocat pour cela? Mettons-nous d’accord sur les modalités de ce contrat. Dans l’infrastructure d’Ethereum, celui-ci n’est pas modifiable ou falsifiable puisque sa sécurité est garantie par un protocole cryptographique. On s’économise des frais d’avocat tout en gagnant en sécurité. Cette idée peut s’appliquer à d’autres services comme les réseaux sociaux, les sites de financement participatif, eBay, Airbnb… Nous résolvons plusieurs problèmes actuels du Web.»

Quelles différences avec le bitcoin ?

« La blockchain de bitcoin a été conçue spécifiquement pour des applications monétaires, alors qu’Ethereum permet de créer tout type d’applications » explique le fondateur d’Ethereum, Vitalik Buterin.

Contrairement à la plupart des altcoins (nom donné aux cryptomonnaies alternatives au bitcoin), le code d’Ethereum est profondément différent de Bitcoin : il a été écrit en partant de zéro.

Les participants du réseau d’Ethereum ne se contentent pas de valider des transactions monétaires : ils exécutent du code provenant d’applications décentralisées, dites «Dapps ». Ce code permet en particulier la mise en place de smart contracts, qui constituent le cœur du potentiel d’Ethereum (voir plus bas).

Ethereum fonctionne avec une monnaie virtuelle, l’ether, qui a une fonction bien précise : payer l’exécution des smart contracts, dont le fonctionnement peut consommer des ressources importantes. L’ether sert donc à acheter du « gas » (de l’essence) pour faire fonctionner ces contrats ; si vous n’avez plus de gas, le contrat ne tourne plus.

Ethereum n’a pas été construit pour concurrencer frontalement Bitcoin : il s’agit plutôt de deux utilisations différentes et complémentaires de la Blockchain, même s’il ne faut pas nier l’existence d’une certaine forme de concurrence et d’idéologie entre les deux communautés qui les entourent.

Microsoft justifie du reste ainsi son choix d’utiliser Ethereum pour sa plateforme Azure : « Tandis que Bitcoin a de nombreuses utilisations intéressantes en tant que crypto-monnaie, Ethereum apporte la flexibilité que beaucoup de nos clients recherchent. Ethereum possède une communauté vibrante de développeurs, enthousiastes et ouverts à des applications business.»

A l’origine d’Ethereum, Vitalik Buterin

Ethereum a été inventé fin 2013 par Vitalik Buterin, un jeune Canadien d’origine russe de 19 ans. D’abord passionné par Bitcoin qu’il découvre à 17 ans, il estime après plusieurs mois de travail que celui-ci est très perfectible…d’où la création d’Ethereum. En juillet 2014, il finalise une toute première version du protocole et lève près de 19 millions de dollars pour financer le projet. Un an plus tard sort la version Frontier, dédiée aux tests des développeurs, qui constitue la phase 1 du développement d’Ethereum.
vitalik
Vitalik Buterin. En 2016 le magazine Fortune l’a nommé parmi les 40 personnalités de moins de 40 ans les plus influentes du monde business
« Il y a finalement peu de différences entre un Vitalik Buterin et un Elon Musk. Ce sont des gens passionnés, qui s’amusent dans ce qu’ils font. Vitalik a quitté l’université, s’est auto-éduqué, et semble parti pour travailler toute sa vie dessus. Dans un contexte où on est confronté à des impératifs de très court terme, il a une sérénité du temps long qui est bluffante. Dans le monde de la technologie contemporaine, c’est très rare»
(Nicolas Loubet dans notre livre « La Blockchain décryptée»)
La DevCon1, grand rassemblement des développeurs et curieux d’Ethereum organisé en novembre 2015 à Londres, a constitué le grand lancement d’Ethereum. Présents sur place, nous évoquions dans notre compte-rendu « une ambiance qui a pu rappeler aux plus anciens l’excitation des premiers meetings « du net » des années 1990».

Début 2016, les choses s’accélèrent. La phase 2 du projet s’est ouverte au printemps 2016 avec le lancement de la version Homestead, les annonces de partenariats d’entreprises se développent (outre Microsoft, le consortium R3 CEV, composée des plus grandes banques rassemblées pour tester les possibilités de la blockchain, a annoncé une expérimentation sur Ethereum), et le cours de l’ether explose.

Au coeur d’Ethereum : les applications décentralisées («Dapps »)

De façon schématique, le code source Ethereum peut être comparé au système d’exploitation d’un smartphone : à partir de ce code, diverses applications, dites Dapps (applications décentralisées), peuvent être développées. Ainsi :

  • UjoMusic entend permettre aux artistes de placer leurs titres sur une blockchain, de définir quelle part de chaque morceau doit revenir à tel ou tel contributeur du titre, et de récolter ensuite les droits d’auteur automatiquement et sans intermédiaire, grâce à des smart contracts.
  • Augur propose une plateforme décentralisée de marché prédictif basée sur la blockchain, utilisant là encore des smart contracts.
  • Transactive Grid veut permettre à chacun de vendre et d’acheter des crédits d’énergie à son voisin, de façon pair-à-pair.
  • Filecoin est un service de stockage cloud décentralisé, qui permet de louer à d’autres utilisateurs l’espace libre de son ordinateur, ou inversement d’acheter de l’espace de stockage sur le réseau Filecoin, de façon décentralisée
  • Golem permettra à chacun de louer la puissance de calcul inutilisée sur ses appareils (ordinateur, smartphone…) pour tout type d’applications (analyses Big Data en recherche médicale, etc.).
  • Etc.

Au-delà des applications décentralisées, Ethereum constitue le socle d’une nouvelle méthode de levée de fonds, fonctionnant avec des cryptomonnaies : les Initial Coin Offering (ICO). Pour en savoir plus sur cette méthode révolutionnaire, nous vous invitons à consulter le site spécialisé ICO Mentor.

Les smart contracts, un élément central d’Ethereum

Les smart contrats sont des programmes autonomes qui, une fois démarrés, exécutent automatiquement des conditions définies au préalable. Ils fonctionnement comme toute instruction conditionnelle de type « if – then » (si – alors).  Les bénéfices : vitesse accrue, meilleure efficacité, et confiance dans le fait que le contrat sera exécuté comme convenu. Ces programmes sont capables de surmonter les problèmes d’aléa moral, et de réduire les coûts de vérification, d’exécution, d’arbitrage et de fraude. Ils ont de multiples applications, notamment en assurance (lire des exemples d’applications).

L’avantage d’implémenter des smarts contracts dans une blockchain est la garantie que les termes du contrat ne pourront pas être modifiés. Un smart contract qui ne serait pas dans la blockchain serait un programme dont les termes pourraient être changés en cours d’exécution.

Comme l’explique Primavera de Filippi, chargée de recherche au Cersa (CNRS) et également chercheuse au Berkman Center for Internet & Society à l’Université d’Harvard, « un smart contract est un logiciel, une application de la blockchain. Comme on leur a donné l’appellation de « smart contracts », on a tendance à les assimiler à des contrats, mais ils n’ont pas en eux-mêmes d’autorité juridique. Lorsqu’un contrat juridique existe, le smart contract n’est qu’une application technique de ce contrat.» Les smart contracts posent des défis juridiques et éthiques majeurs, qu’il s’agisse de responsabilité légale ou de protection des consommateurs, et pourraient constituer un enjeu clé pour les Etats : selon Primavera de Filippi, il serait même possible d’imaginer une collecte d’impôts via des smart contracts, ainsi qu’une automatisation des prestations de protection sociale.

What’s next ?

Ethereum est encore en cours de développement et doit être s’améliorer en particulier au niveau de sa sécurité, de sa scalabilité (passage à grande échelle), et de son expérience utilisateur (facilité d’utilisation par tout-un-chacun).

Dans le but de consommer moins d’électricité, Ethereum a également l’intention de passer du proof-of-work (système traditionnel du bitcoin où les blocs sont validés par le mineur qui a la plus grande puissance de calcul) à un système appelé proof-of-stake, moins énergivore, dont les contours restent à définir.

L’écosystème entourant Ethereum s’est fortement développé ces derniers mois, mais nous n’en sommes encore qu’au début : les startups qui construisent des Dapps sont appelées à croître plus fortement encore, et de nouveaux projets émergeront pour des usages sans doute encore impensés aujourd’hui.


Découvrez le site de Blockchain Partner, issu de la fusion de Blockchain France et du Labo Blockchain : blockchainpartner.fr


Découvrez les études de Blockchain Partner :

Santé & Industrie Pharmaceutique | Agriculture & Agroalimentaire | Supply chain & traçabilité | Industrie Musicale | Tourisme | Enjeux juridiques de la blockchain